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Le Mozambique
compte une population extrêmement diversifiée sur le plan
culturel et ethnique : 13 langues nationales, onze ethnies forment une
véritable mosaïque unie en une nation indépendante
depuis 1975. Une telle diversité reflète la longue et riche
histoire des civilisations africaines qui surgirent durant les siècles
précédant l'arrivée des commerçants arabes
et la pénétration du territoire par les entrepreneurs et
prêtres portugais.
Quand Vasco de Gama arriva sur la côte de Inhambane à la
fin du 15e S, il trouva une société prospère qui
avait établi des liens commerciaux entre l'arrière-pays
africain, le Moyen-Orient et la Chine. La côte mozambicaine
fut proclamée colonie portugaise au milieu du 18e S avec comme
capitale l'île du Moçambique, située au nord du
pays.
Le partage de l'Afrique, au 19e S, par les puissances européennes
permit à l'armée portugaise de renforcer le contrôle
colonial sur la plus grande partie du territoire mozambicain.
Ce n'est qu'en 1975 que, sous la bannière du Front de libération
du Mozambique (FRELIMO) que le Mozambique conquit l'indépendance,
au terme de dix ans de guerre coloniale. Si cette guerre, consécration
d'une longue tradition de résistance à la colonisation,
aboutit à la décolonisation en 1975, les vingt années
qui suivirent furent parmi les plus terribles que vécut le
Mozambique. En effet, un mouvement d'opposition armé à la
politique socialiste du Frelimo entraîna le pays dans une guerre
civile meurtrière. La chute du communisme, la décolonisation
du Zimbabwe, l'abolition du régime d'apartheid en Afrique du Sud
permit des négocations de paix entre la Renamo et le Frelimo qui
aboutirent au traité de Rome en 1992 mettant fin à 17 ans
de guerre civile. La paix rétablie, le gouvernement peut
s'attacher à la consolidation de la stabilité et de
l'unité nationale, à la réduction de la
pauvreté et au développement économique sur une base
libérale.
Une prospérité
retrouvée
Les potentialités
du Mozambique sont énormes.
Le pays est bien irrigué par de nombreuses rivières et pourvu
de nombreuses ressources naturelles et humaines, ainsi que d'une longue
région côtière propice au développement touristique,
portuaire et à la pêche. Le gouvernement tend à faciliter
les investissements étrangers en éliminant les obstacles
bureaucratiques.
Le Mozambique s'est intégré en 1997 au Commonwealth qui
fournit une assistance financière et économique. Le
rétablissement de la paix en 1992 et les élections législatives
et présidentielles de 1994 assurent une stabilité politique
que confirment les dernières élections de 1999. Le Frelimo
conserve la majorité, mais la Renamo obtient des succès
non négligeables dans certaines provinces. La population continue
à faire confiance au président J. Chissano. Personnalité
modérée et homme pacifique, J. Chissano pu sortir le pays
de l'état de guerre civile et rétablir la paix au Mozambique.
La fin de la guerre et une politique économique orientée
vers l'avenir font du Mozambique une pôle attractif d'investissement,
de sorte que le pays sort progressivement de sa situation d'extrême
pauvreté.
Cependant le chemin reste long à parcourir. Les inondations ont
causé une importante destruction de l'infrastructure économique
dans les provinces du Sud, et plus récemment, du centre, annihilant
pratiquement dix ans de développement rural.
Par ailleurs, la croissance économique s'opère dans une
logique d'intégration dans le système mondial et la population
subit les coûts sociaux de la globalisation économique :
47 % des habitants de Maputo vivent encore dans la pauvreté
absolue. Débrouillarde, la population est déterminée
à sortir de la pauvreté tout en maintenant la paix civile.
Sa subsistance repose largement sur une économie informelle ignorée
des statistiques officielles. Cependant, son avenir dépend largement
de la solidarité internationale : de nombreux projets de développement
intégré sont mis en place à l'aide d'organisations
non gouvernementales.
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