|
|
art au mozambique
|
|
|
définir l'art actuel du mozambique, c'est visiter ces lieux sans lesquels la vie artistique mozambicaine ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui... c'est rencontrer des noms qui resteront dans les mémoires, c'est regarder des oeuvres qui, peut être, nous hanteront... un état des lieux, en trois parties. |
armes >>> art Depuis 1992, le nucléo de Arte – qui avait suspendu ses activités durant la guerre civile - est le lieu de production du projet «des Armes vers l’Art», supporté par le Conseil chrétien du Mozambique. Les artistes transforment des armes démilitarisées en œuvres d’art, signifiant ainsi la volonté de la population mozambicaine de fonder une culture de paix et de solidarité |
|
nucléo de arteBien plus qu’une galerie, le Nucléo de Arte, située à la rue d’Algérie, à Maputo, est un vivier d’artistes : des ateliers fonctionnent jusqu’à la tombée de la nuit, où dans une effervescence créatrice et au son du marrabenta, les sculpteurs, les peintres, les céramistes, jeunes pour la plupart, partagent leur passion. Le Nucléo de Arte n’est pas une institution récente : créé dès 1937, il a joué un rôle significatif dans la vie culturelle de la colonie durant des décennies. Bien qu’il ne s’ouvrit aux artistes africains que dans les années 70, le Nucléo de arte était un lieu de résistance culturelle au pouvoir salazariste. Des artistes mozambicains renommés, tels que Malagantana, y firent leur premières armes, et à l’indépendance, un groupe solide d’artistes mozambicains s’était constitué. Malangatana, Chissano, Naguib, Eugenio Lemos and Noel Langa étaient les noms les plus connus. Plus de 100 peintres, sculpteurs, céramistes sont membres du Nucléo. Depuis quelques années, ils participent activement à des échanges avec des artistes étrangers. Tous les jours de la semaine, la villa est bruissante d’activité. Quelques artistes travaillent dans un hangar-atelier, d’autres peignent ou sculptent dans le jardin ou dans la cour. Un ou deux céramistes sont à l’œuvre dans une remise et cuisent leurs œuvres dans un four construit par eux-mêmes. L’exposition permanente est fréquentée, le week-end surtout, par de nombreux clients potentiels : ambassadeurs, journalistes, coopérants, hommes d’affaires et amateurs d’art. |
||
![]() |
arte feliz«L’art constitue toujours le meilleur témoignage de l’existence de l’homme jusqu’à nos jours. Et jamais, il ne fut étranger aux changements sociaux politique et culturels des peuples». Arte Feliz veut rompre avec le misérabilisme qui caractérisait un art influencé par la misère ou la guerre : pour ces jeunes artistes, le Mozambique a besoin un mouvement culturel qui exprime la nécessité de construire un avenir meilleur et affirme le rôle central de la culture dans le développement social et économique. Cherchant à stimuler la création artistique, Arte Feliz n’est pas seulement un courant esthétique, ses promoteurs veulent fonder un espace de travail, un atelier, un lieu d’exposition et une coopérative de distribution de matériel d’artiste. |
Alto-MaéLa Maison
de la culture de Alto-Maé, du nom d’un quartier populaire de
Maputo, est un lieu de dynamisation artistique de première importance.
C’est avec énergie que, durant les années 90, le centre culturel organise
concerts et spectacles de théâtre, contribuant à susciter une véritable
prolifération de groupes d’amateurs. La galerie d’art du Centre culturel
fut, de 1992 à 1995, le lieu de plus de quarante expositions individuelles
et collectives tandis que la Maison de la Culture fut en 1995 à l’origine
du premier festival de théâtre amateur de Inhambane. Le concours national
d’Arts plastiques de 1995 que le centre organisa fut l’occasion de révéler
au public de nouveau talents et de présenter aussi les artistes
déjà confirmés comme Zandamela et
|
![]() |
photographies :
|
|