|
|
art au mozambique
|
|
un laboratoire de la création : l'Ecole des arts visuelsL’Escola de Artes Visuais est le plus ancien établissement d’enseignement des arts plastiques de Maputo. Située dans l’ancienne Ecole chinoise, cet établissement, continuation postcoloniale de l’Ecole des Arts industriels, était initialement un centre - le Centre d’Etudes Culturelles - de formation pluridisciplinaire d’animateurs. L’école s’orienta ensuite vers les arts appliqués : arts décoratifs et publicitaires. Dès l’indépendance, cette institution devint un lieu de rencontre interculturelle et de réflexion théorique dynamisée par la présence de coopérants venus de tous les horizons. Progressivement, les artistes et professeurs mozambicains prirent la relève de l’encadrement tout en bénéficiant de la collaboration et de l’enseignement d’artistes de renommée internationale, dont le cubain Ulises Gómez Oviedo. A l’Ecole des Arts visuels se formèrent de nombreux artistes mozambicains actuellement en vue : Gilberto Cossa, qui fut directeur du Musée d’Art de Maputo et Fernando Rosa da Silva Mudanisse, actuel président du Nucléo de Arte. |
||
Matalana, une utopie artistiqueMalatana, situé à 40 km de Maputo, est le village natal de Malangatana, l'artiste emblématique de la peinture mozambicaine historiquement située à l'aube de la décolonisation, en ces temps où le pouvoir colonial cherchait une légitimation par la reconnaissance, tardive, d'un art indigène. L'indigénisme de Malagatana allait marquer toute la production artistique de la première période post-coloniale, celle de la mobilisation socialiste et nationaliste. Il faut dire que cet artiste connut l'emprisonnement dans les geôles colonialistes. Malagatana ne se contenta cependant pas de réussir la prouesse d'être reconnu à la fois par 'intelligentsia portugaise, acquérant une renommée internationale, et par la jeune République populaire du Mozambique qui fit de lui une des figures de proue de la culture mozambicaine. Son action artistique l'amena à forger une expérimentation sociale radicalement novatrice au sein même du village qui le vit naître. Matalana, c'est une communauté à la fois artistique et sociale, un centre culturel où s'entrecroisent diverses disciplines, du théâtre à la musique, en passant bien sûr par la céramique, les artisanats du bois et la peinture. Les bâtiments - un complexe conçu par l'architecte José Forjaz - y sont ornés de fresques et de bas reliefs du maître. Les racines de cette aventure plongent dans l'ère coloniale : dès les années 60, le village était un lieu de résistance, pacifique mais déterminée, contre la décision du pouvoir de fermer une école primaire. Les habitants se mobilisèrent pour assurer aux enfants une éducation conforme à leur aspirations en construisant eux-même une école. Avec l'aide d'étudiants en médecines, ils mirent en pratique des mesures de prévention sanitaire et rapidement, la localité devint le lieu de plusieurs activités et événements culturels : festivals, spectacles, expositions. C'est dans cet environnement prometteur, cependant touché par la guerre, que Malagantana, avec l'appui d'autres artistes tels que Mankew Mahumana, Fernando Maxiyana, José Dia Machete et d'autres, fonda, la paix revenue, le centre culturel de Malatana. |
la coopération culturelle franco-mozambicaine Le Centre culturel Franco-mozambicain joue un rôle artistique de premier plan à Maputo en organisant des événements et des expositions d'ensemble d'artistes mozambicain. L'institution est dotée d'un confortable budget et bénéficie d'une direction éclairée. Située près d'un bâtiment historique significatif : la Maison de fer, construite par Eiffel et récemment restaurée, le Centre culturel Franco-Mozambicain possède une des salles de spectacle techniquement les plus performantes d'Afrique. D'autres lieux d'expositions existent à Maputo : L'institut Camões - Centre culturel portugais, le Centre d'Etudes luso-brésiliennes, et le siège de l'Association Mozambicaine de Photographie. Ce dernier fut le lieu de diverses expositions remarquées, dont celle de Titos Mabota. |
|
![]() |
photographies : De Rovuma ao Maputo,
fresque au palais présidentiel, Maputo, fragments, |
|