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Arts et culture

musique et danse

Bibliographie et sources

Catalogo de instrumentos musciais de Moçambique, par Maria da Luz Teixeira Duarte, éd. Ministère de l'Education et de la Culture, Direction nationale de la Culture, Maputo,1980. Plaquette éditée à l'occasion du premier festival de chant et de musique traditionnelle, Maputo, 1980

Musica tradicional em Moçambique, par Paulo Soares et al., éd. Ministère de l'Education et de la Culture, Direction nationale de la Culture, Maputo, 1980

dessins : Valentim Macie et Martins Pereira Roque

Les instruments de musique traditionnelle au Mozambique

Instruments à vent

Chigovia

Chigovia

On considère cet instrument comme faisant partie du groupe des flûtes bien que sa forme ne prédispose pas à une telle catégorisation. La technique de jeu est pourtant semblable à celle de la flûte : c’est un instrument à vent dont l’instrumentiste souffle dans le trou le plus grand tandis que les doigts bouchent et débouchent les deux autres orifices. Il est fabriqué à partir d’un fruit arrondi, qui peut être la massala, macuacua ou mabuma, à écorce rigide. Cependant, on peut le modeler en terre. Le nombre d’orifices peut varier, tout dépend de l’habileté du musicien. Cet instrument est abondant dans la province de Maputo, Gaza, et Inhambane. A Maputo, on le dénomme aussi Chibwewe, tandis que dans la province de Sofala, il existe dans le district de Buzi, sous le nom de Gorigo ou Guerure. Il est utilisé principalement par des pasteurs conduisant les troupeaux ainsi que par des jeunes filles quand elles vont dans les champs ou au puit. Sa musique accompagne normalement des chansons ou d’autres instruments musicaux.

mpundu

Mpundu

Une trompette faite à partir d’une corne d’antilope. A l’extrémité de la corne, un trou est foré où le joueur souffle tenant la corne des deux mains. Normalement, ce sont les hommes qui jouent de cet instrument qui nécessite un souffle assez puissant. Il est commun dans tout le mozambique, mais le nom change selon les régions : Mpundu à Maputo, Mbala-pala à Gaza et Lipala-panda au Cap Delgado

Mutoriro

Instrument de type flûte constitué d’une canne de bambou fermée aux extrémités et dotée de quatre orifices, l’un d’entre eux formant l’embouchure. Cet instrument existe en grand nombre principalement dans le sud du Mozambique, où il y a de nombreux éleveurs. En effet, le Mutoriro est utilisé presque exclusivement par les éleveurs afin d’éloigner la solitude. On peut cependant rencontrer cet instrument dans quelques régions du nord. Le terme mutoriro est utilisé dans la province de Manica, tandis que dans la province de Tete (district de Angonia), il est connu sous le nom de Tchitoliro. Dans d’autres districts de cette province, un autre type de flûte à 5 trous est connu sous le nom de Xinonge. On l’appelle Xitiringo à Maputo, Mussenguere à Gaza et Guitoliyo à Inhambane

Instruments à corde

Bendi

Bendi ou Babito

un instrument à corde pincée : il est composé d’un tambour de bois creusé couvert d’un membrane de peau d’animal. Cette dernière est percée d’un orifice au centre d’où part une corde possédant à son extrémité un bâton. Le musicien tient dans la main ledit bâton et tend la corde qui peut être pincée, produisant ainsi un son fort et grave. Le tambour sert ainsi de caisse de résonnance. Le bendi existe dans divers district de la province de Tete et est utilisé comme accompagnement d’autres instruments musicaux, comme le banjo, quelques tambours et des hochets .

les arcs musicaux

Il existe une grande variété d'arc musicaux au Mozambique. Instrument des plus anciens (des gravures rupestres de 5000 ans représentent ce type d'instrument), on suppose qu'il s'agit d'une adaptation de l'arc de chasse. Il est à noter que l'arc musical n'est présent que dans les provinces du Sud jusqu'au Zambèze, ainsi que la province de Tete

chipendade

Chipendane

un arc musical appartenant au groupe des instruments à corde frottée. Il est composé de trois parties : l’arc en bois, qui possède une saillie de forme cylindrique, un fil de fer qui est relié au milieu de l’arc et un archet. Le lien reliant la corde à l’arc peut être déplacé de gauche à droite permettant ainsi de varier le son. En jouant, le musicien place la bouche sur l’arc, serrant le bois entre les dents, pour former une caisse de résonnance. Le chipendane existe dans la province de Tete, Manica, Inhambane, Gaza et Maputo. Il est habituellement joué par les hommes de tous âges, comme forme de distraction, servant souvent de compagnons durant les longues marches.

chizambe

Chizambe

Cet arc se distingue des autres par le fait que le son est produit au moyen d’une baguette frottée sur l’arc lui-même dont le bois est gravé d’incisions. De plus, la baguette est munie de sonailles. La bouche du musicien placée sur la corde sert de caisse de résonnance. La corde est une feuille de palmier tendue et enroulée aux extrémités de l’arc. On le recontre dans les provinces de Maputo, Gaza (sous le nom de Chizambe ou Chizambiza), Inhambane (Chivelane), Manica et Sofala (nommé alors Chimazambe, Nhacazambe ou Nhacazeze). Le Chizambe est utilisé principalement par les pasteurs pour tromper la solitude.

chitende

Chitende

Les deux pointes de l’arc sont unies par un fil de fer lié au centre de l’arc par un petit fil de fer, de sorte que la corde de l’arc est divisée en deux parties. La caisse de résonnance est une calebasse évidée, dont l’ouverture est tournée vers l’extérieur, et placée au milieu de l’arc. Le musicien tient l’instrument de manière à placer l’ouverture de la calebasse contre la poitrine et en imprimant un mouvement de va-et-vient, tandis qu’il bat le fil de fer à l’aide d’une baguette. Des doigts de l’autre main, il fait jouer la tension du fil. Cet instrument est répendu au Sud du Rio Save, sous le nom de Chitende ou Chiqueane. Dans la province de Sofala (district de Buzi), il est connu sous le nom de N’Thundoa ou Chimatende. Cet instrument accompagne le chant.

Chivoconvoco

Chivoconvoco

Le bois de l’arc traverse une coque de noix de coco évidée et ouverte, dont l’ouverture est fermée d’une peau. Le fil tendu de l’arc vire à proximité immédiate de cette noix qui forme caisse de résonance. La corde est battue à l’aide d’une baguette. Bien que cet instrument n’est plus tellement utilisé, on le rencontre dans les provinces de Gaza et de Maputo, au sud du Mozambique. Anciennement, seuls les hommes en jouaient, afin de séduire les femmes.

Instruments à percussion et hochets

Chiquitis, Gochas et Masseve

Masseve

Petits fruits sec et creux, enfilées sur plusieurs brochettes attachées à l’aide de cordes aux jambes des danseurs. Dans les fruits se trouvent des petites pierres ou des semences que le danseur agitent en battant des pieds. Ces sonnailles accompagnent le rythme de la danse accompagnée aussi de flute et de tambours. Le masseve est connu dans pratiquement tout le pays. Au cap Delgado on appelle cet instrument Meve, en Zambèze, il est plus connu sous le nom de Massagué, et à Nampula, par Marrazula, Maxoxoro ainsi que Masseve, mais en Inhambane, on le désigne de l’onomatopée Chitchatchatcha

Chiquitsi

Un hochet à main fait de roseaux fins, ou de paille d’une plante appelée txihongue, entrelacés de manière à former une caisse aplatie dans laquelle on place des semences ou des pierres. L’instrument s’agite à la main. Il est normalement joué par les femmes, accompagnant des chansons, particulièrement lors des mariages. Courant dans les provinces du Sud, on le rencontre cependant dans la province de Niassa et dans divers district de Tete, où il prend le nom de Kaembe.

Gocha

Le hochet classique constitué d’un bâton court traversant une massala ou un autre fruit creux (mais de nos jours on utilise souvent une boite de conserve), dans lequel on introduit des pierres ou semences. On utilise normalement deux gochas, un dans chaque main, en guise d’accompagnement rythmique. En plus de cette fonction musicale, les gochas étaient utilisés par les féticheurs pour chasser les esprits mauvais de leurs malades. Les gochas sont répandus dans tout le pays. Le nom varie selon les régions : Sekere ou Mukotcho en Zambèze, Nkotcho à Tete, Mihea à Niassa et Gocha à Maputo et Gaza, et en Inhambane, Nzela.

Les xylophones

makwilo

Makwilo

composé de deux troncs de bois, qui peuvent être de cocotier ou de bananier, sur lesquels sont assemblées les tablettes (mbira au singulier) en bois de Umbila Les tablettes sont clouées et fixées au tronc à l’aide de clous, leur taille et leur épaisseur varient : les plus petites et les plus fines produisant les notes les plus aigues. L’espace entre le sol et les tablettes fonctionne comme caisse de résonance. Cet instrument se rencontre dans les provinces de Zambèze, Nampula, Niassa et Cap Delgado, où il est connu sous le nom de Dimbila. Il est joué par deux personnes assises à côté l’une de l’autre ou se faisant face. Un musicien joue les notes basses, l’autre les notes aigües. Chaque joueur utilise deux baguettes à l’extrémité garnies de caoutchouc avec lesquelles il percute les tablettes. Cet instrument se rencontre dans les ensembles, avec tambours et hochets, accompagnant des chants.




mbila

Mbila

Le Mbila est connu non seulement au Mozambique mais aussi dans d’autres régions d’Afrique et en Indonésie. Au Mozambique, il y a principalement deux types : le Mbila des Chopes et le Valimba (ou Varimba) des Senas. Il y a entre eux quelques différences. Dans le Mbila, les tablettes, en bois « muhendje » , sont assemblées le long d’un planchette de bois allongée sous laquelle se trouvent des calebasses ou des massalas, correspondants chacune à une tablette. Des orifices sur la tablette transmettent le son vers les caisses de résonance. Les calebasses sont maintenues à l’aide de cire d’abeille et possèdent un autre orifice couverte d’une membrane de tripe de boeuf collée à la cire, et protégée à l’aide d’un morceau de calebasse. On joue au Mbila à l’aide de deux baguettes garnies d’un anneau de caoutchouc dur. Pour former un orchestre, on utilise différents types de Mbila, chacun avec un nombre variable de tablettes.

Dans le Varimba, les calebasses restent suspendues avec de la paille, tandis qu’entre les tablettes et le cadre on place de l’herbe sèche, constituant Le Mbila est bien connu dans la province de Inhambane (district de Zavala, Inharrime, Panda, Vilanculos, Homoine) tandis que le Varimba est produit dans les provinces de Manica, Sofala et Tete (districts de changare, Moatize, Mutarara)

malimba

Malimba

C’est un type particulier de xylophone qui utilise sa propre masse comme caisse de résonance. Il est constitué par une calebasse de forme ovale, ouvert sur la partie supérieure. Sur cette ouverture, se trouve une tablette de bois suspendue, attachée à l’aide de corde à deux baguettes collées à la calebasse avec de la cire. Le musicien percute la tablette à l’aide d’une baguette garnie de caoutchouc tandis que de l’autre main, il bouche et débouche l’ouverture de la calebasse, pour varier le son.