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Cinéma du Mozambique : un dvd

trois moyens/courts métrages mozambicains

lundi 20 juillet 2009, par Patrice Dx

"Cinéma du Mozambique" est le titre d’un DVD comportant trois courts métrages récents d’auteurs mozambicains... Disponible à la Médiathèque de la Communauté française de Belgique, il constitue un témoignage sur la vivacité du cinéma mozambicain.

Un camp de déminage (Acampento de desminagem) / Licinio Azevedo - 60’

Le travail et la vie d’une équipe de démineurs, anciens soldats chargés de procéder au déminage des campagnes mozambicaines ravagées par la guerre civile. On suit de près le quotidien de ces hommes - la détection des mines, à l’aide de chiens dressés, et leur destruction, le rapport avec les villageois, les dangers de leur mission, le quotidien d’un campement en brousse, les temps de repos et de décompression festive où la bière, et les souvenirs, souvent douloureux, coulent à flot. Ces soldats qui se cotoient maintenant appartenaient aux camps opposés, Frelimo (gouvernemental) pour les uns, Renamo (insurrectionnel) pour les autres. Enrôlés, parfois de force, durant l’enfance ou l’adolescence, ils ne comprenaient pas vraiment les enjeux politiques du conflit, aujourd’hui, il fraternisent en menant en paix ce combat ultime : rendre la terre aux paysans. Si en filigrane, on décèle les séquelles, physiques et psychologiques de la guerre, on découvre aussi le quotidien, les espoirs et les besoins d’une population rurale dont, avec l’humanité qui le caractérise, Azevedo fait le portrait.

Rêves gardés (Sonhos guardados) : documentaire / film de Isabel Noronha - 30’

Depuis quelques années, les villes mozambicaines font face à une criminalité croissante. Pour se protéger les habitants fortunés ont pris l’habitude de grillager leur propriétés et d’engager des gardiens d’immeubles. Dans un documentaire aux plans serrés, Babel Noronha fait le portrait de quelques uns de ces gardiens qui évoquent face à la caméra, leur passé et leurs désirs. Leur vie est tissée d’espoirs déçus. Certains d’entre eux travaillaient comme techniciens à l’institut national du cinéma : la fin du socialisme et l’abandon du cinéma d’état a réduit au chômage ces hommes qui portaient tous leur espoirs dans la révolution mozambicaine. Aujourd’hui, ils gardent les reliques de ce passé ou surveillent les propriétés privées de ces parvenus du libéralisme qui les méprisent. Un portait intimiste, mais sans concession, de la société mozambicaine, vue d’en bas. Pour certains, un rêve subsiste : acquérir une maison à soi et fonder une famille.

La fenêtre (a janela) : fiction / Sol Carvalho - 8 ’

Carlos travaille dans une administration. Sa promotion lui permet de travailler à un bureau situé à côté d’une fenêtre. Celle ci donne sur une terrasse voisine, ouvrant l’accès à une échappée qui changera sa vie. Un petit conte, à mi-chemin entre le réalisme et la magie, sur les rêves, les occasions manquées et le temps qui flétrit les espoirs.


disponible à la Médiathèque de la Communauté française de Belgique - référence TJ 2070


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