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cinéma

Terra Sonâmbula

un film de Teresa Prata (Portugal)

samedi 26 septembre 2009, par Chantal Janssens

Beau film, belle musique, langueur du temps, violence historique, temps dans l’histoire du Mozambique. Film lent au pas de l’histoire vécue de chaque personnage. Où est le rêve, où est la réalité ? Des rêves contés, des faits vécus ?

Beaucoup d’émotions laissant des traces comme les ondes d’un galet, jeté en ricochet au bord de l’eau. Plusieurs histoires de personnes et plusieurs ondes se touchent et s’agrandissent au fur et à mesure de la résonance du présent avec leur passé et avec leur avenir. Et tout ceci dans le contexte de la guerre civile qui a duré 16 ans au Mozambique.

Que laisse-t-elle derrière elle, cette guerre ?

Une grande désolation mais en même temps un espoir qui s’ouvre aux détours de chemins parcourus et de vies racontées.

Un puzzle d’hommes et de femmes, de vieillards et d’enfants qui se rassemblent et se construisent des liens nouveaux. Un amour se pointe et se tisse par nécessité entre un vieil homme et un enfant mature, entre un homme désespéré et une femme sans avenir. Terre sans issue et mer sans chemin !

Une longue histoire compliquée où chacun cherche quelqu’un ou quelque chose pour trouver sens à sa vie.

Un espoir pour un peuple meurtri, déboussolé, désorienté, parfois même aliéné sur une terre où tout devient possible, où tout reste à faire : se retrouver, se ré-apprivoiser, se respecter, s’aimer et poursuivre ainsi son histoire personnelle jusqu’au bout du chemin. Eau surgissant de la terre formant une rivière qui va vers la mer ouverte sur le monde !

Ce film frappe, parfois même fort, par ses images, par le retentissement historique des histoires vécues, par sa lenteur littéraire. Il n’y a pas de violences gratuites, pas d’images obscènes, pas de haine ni de comptes à régler. Néanmoins, une détermination exprime dès le départ les traces indélébiles que laissent les effets et les conséquences d’une guerre civile d’un pays sur son peuple et ses individus.

Je ne peux que vous encourager d’aller voir ce film bien africain et tellement humain.

Ch. Janssens, une spectatrice


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