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éducation

Maintenir les filles à l’école : des obstacles à surmonter

l’Unicef appuie les adolescentes mères-célibataires

dimanche 28 octobre 2012, par Patrice Dx

Le taux de grossesse durant l’adolescence est très élevé au Mozambique. Comment maintenir ces jeunes femmes l’école et éviter l’abandon précoce des études ? Telle est le défi que relève l’Unicef. Nous traduisons ici l’article publié par l’UNICEF, qui relate l’histoire de Loveness

Voir en ligne : Escolas amigas da crianças - Child-friendly schools

Une des premières choses que Loveness raconta quand nous la rencontrâmes est comment elle aimait toujours fréquenter l’école. Elle voulait souligner l’importance d’aller à l’école et nous faire part de son rêve de devenir une infirmière. A son sein, son bébé de 3 mois dort calmement. Loveness la regarde et dit, souriante, "Félicia sera professeur, un jour".

Loveness est une des nombreuses fillettes au Mozambique qui tombèrent enceinte et décidèrent d’abandonner l’école. Le pays a un des taux les plus élevé de fertilité à l’adolescence avec près de 179 grossesses par 1000 jeunes filles, dans le classe d’âge compris entre 15 à 19 ans. La grossesse à l’adolescence est un des obstacles majeurs à l’éducation continue de la jeune fille.

"Quand mon ventre commença à grossir, je sentis que je déjà je ne pouvais rester dans la même salle que mes condisciples. Bien qu’ils dirent tous que je devrais continuer, j’avais honte de mon état", expliqua Loveness.

Avec ses parents, elle avait fuit au Zimbabwe durant la guerre civile au Mozambique. Loveness est née et a grandi de l’autre côté de la frontièer jusqu’à 4 ans, moment où ses parents décidèrent de retourner au pays. Ils déménagèrent pour la petite ville de Changara, dans la province de Tete, où Loveness fréquentait la 4e classe à l’école primaire de Changara Sede. Loveness était à peine à la 6e classe quand elle devint enceinte, et tenta de dissimuler son état à ses professeurs et amis.

"J’observais que quelque chose changeait par rapport à elle et cela prit un certain temps avant de m’apercevoir qu’elle était probablement enceinte. Elle ne fut pas capable de le raconter et cherchait à m’éviter. Alors, il advint un jour qu’elle cessa brusquement d’assister aux cours", se souvint Tezinhos Njanje, professeur de Loveness.

Loveness ne vit aucune autre option que d’abandonner les études. Ses parents et le père de l’enfant insistaient qu’elle devrait retourner à l’école pour son avenir, mais elle était trop honteuse et estimait qu’elle ne pourrait être une bonne étudiante quand elle devenait femme et mère.

Tezinho Njanje est un des professeurs membres du Conseil de l’école et a participé à des actions de formation de professeurs dans le cadre de l’initiative "Ecoles amis de l’enfant". Le Conseil de l’école est composé de professeurs, de parents et de représentant de la communauté.

"Nous nous réunissions et discutâmes de nombreuses fois sur des sujets relatifs à grossesse chez l’adolescente et l’abandon scolaire et quand il y a un problème, le Conseil de l’Ecole tente de parler à la famille. Dans nos cours de formation de formateurs, nous apprenons non seulement à identifier les différentes conditions de santé et les nouvelles méthodes d’enseignement, mais aussi sur l’importance de s’assurer que tous les enfants ont droit à l’éducation", affirme-t-elle

source :

Manter as raparigas na escola, uma tarefa com obstáculos

traduction : Amigos de Moçambique.


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