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Littérature

Associaçao dos Escritores Moçambicanos

mardi 14 mai 2002, par Edith Bonnet


AEMO L’ASSOCIATION DES ECRIVAINS MOZAMBICAINS a créé un cercle de lecteurs. C’est une initiative qui consiste en l’organisation de conférences et de débats entre étudiants universitaires, de l’enseignement secondaire et de jeunes écrivains. Ces rencontres ont lieu une fois par mois pour discuter de la littérature mozambicaine et de faire connaître les auteurs, ses oeuvres et donner le goût de la lecture. Paulina Chiziane a été l’écrivain choisi pour la première rencontre et le deuxième choix c’est aussi une femme écrivain, Lilia Momplê. (tvm 6/04/02)


AEMO - En 1981, sept ans après l’indépendance, le besoin s’est fait sentir dans la jeune république du Mozambique de créer un organisme qui regrouperait, défendrerait, aiderait les écrivains et favoriserait le développement de la littérature. Au bout de ces sept années, au petit groupe des anciens est venu se greffer une série de jeunes écrivains.

Cette association est née le 31 août 1982, et dès le début, une des principales préoccupations a été de publier de la littérature mozambicaine. Depuis sa création l’AEMO a dû lutter pour surmonter les grandes difficultés qui existent au Mozambique dans le domaine de l’édition. Les matériaux nécessaires à la fabrication, le prix excessif du papier rend l’industrie du livre guère viable.

C’est ainsi que deux collections ont été créées à Karingana (pour la prose) et Timbila (pour la poésie), rassemblent des écrivains tels que Marcelino dos Santos, Sérgio Vieira, Mia Couto. Peu de temps après, est née la collection Inicio, consacrée à l’édition des jeunes. C’est dans cette collection qu’ont été publiés quelques-uns des auteurs apparus avec le « mouvement jeune » créé autour de le revue Charrua et qui sont aujourd’hui des noms bien connus comme Filimone Meigos, Eduardo White, Ungulani Ba Ka Khosa,Helder Muteia, Pedro Chissano, Clotilde Silva, Aníbal Aleluia, Armando Artur ou Juvenal Bucuane.

Celle-ci suscite une série de vocations et on peut la considérer comme le germe de la nouvelle littérature mozambicaine. Malgré que la Charrua se soit rouillé et cassée précocement, elle a produit les fruits désirés car à partir d’elle la nouvelle génération « a pris d’assaut les institutions littéraires ».  [1]


Paulina Chiziane est née en Manjacaze,le 4 juin 1955. Elle a étudié la linguistique à Maputo. Elle a publié plusieurs nouvelles dans le journal Domingo « Page littéraire » et dans la revue Tempo. Son premier roman , Balada de Amor e Vento fut publié aprés l’indépendance en 1990 et il est le premier roman d’une femme écrivain mozambicaine. Ventos do Apocalipse, terminé en 1991 fut publié en 1995 et O Sétimo Juramento, édité par Njira est son troisième roman.

Notes

[1] source littérature du Mozambique nº113, avril/juin 1993


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