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Deuil national après une catastrophe ferroviaire

lundi 27 mai 2002, par Patrice Dx

Maputo 26 mai. Le gouvernement mozambicain, réuni en session d’urgence ce samedi, a décrété trois jours de deuil national à la suite du pire désastre ferroviaire de l’histoire du pays.

Selon le ministre des transports, la collision entre un train de voyageur et des wagons de marchandise à l’arrêt fit plusieurs centaines de victimes : on compte 192 morts et 167 blessés. 106 personnes restent hospitalisées, cinq d’entre eux étant dans un état critique. Les autorités ont mobilisé tous les travailleurs de santé, y compris les médecins retraités. Un appel de demande de sang fut lancé et dès le samedi après-midi une file de donneurs se constituait à l’hopital central de Maputo

Dès l’annonce de la nouvelle, le président Chissano interrompit un séjour en province pour se rendre au chevet des blessés, à Maputo. Dimanche matin, il se rendit sur les lieux de l’accident ainsi que le Ministre de l’intérieur, accompagné d’officiers de police de haut rang. Le ministre de l’intérieur se refusa toutefois à toute spéculation au sujet des causes de l’accident qui restent inconnues.

Cependant, des témoignages oculaires suggèrent une fausse manoeuvre de la part de l’équipage du convoi. Les wagons de passagers, contenant environ 600 personnes, et plusieurs wagons contenant chacun 40 tonnes de ciment faisaient partie du même convoi. Juste avant Tenga, les wagons de passagers se détachèrent du train. La locomotive et les wagons de marchandise continuèrent jusqu’à la gare de Tenga. Apparemment, les conducteurs avaient l’intention de faire marche arrière pour arrimer les wagons de passagers, mais ces derniers, se trouvant sur une pente, avaient continué à rouler et à prendre de la vitesse jusqu’à Tenga. Ils s’écrasèrent sur les wagons de marchandise à l’arrêt.

S’adressant aux journalistes sur les lieux du drame, Rui Fonseca, président de la CFM, dit que la compagnie consacrait ses propres ressources pour aider les familles et à minimiser l’impact social de ce tragique accident. La CFM accorde toute l’aide nécessaire aux passagers hospitalisés, "afin de sauver un maximum de vie". en outre, Fonseca affirme que la CFM aider à financer l’éducation des enfants orphelins.
Le ministre des transport dit qu’il s’efforcerait d’obtenir l’assistance d’experts étrangers pour appuyer l’enquête menée conjointement par la CFM et la police.


Source : Notmoc, 26 mai 2002