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Vers la Paix en Angola ?

vendredi 1er mars 2002, par José Reis

Après 27 ans de guerre civile, plus de 600.000 morts et de 2 millions de déplacés, la mort du leader angolais Savimbi ouvre des réelles perspectives de paix. L’avenir nous dira si le président Dos Santos saura saisir cette occasion pour démocratiser le pays.

D’après l’AFP le président angolais Eduardo Dos Santos s’est "déclaré prêt à intégrer l’UNITA à la vie politique angolaise et à organiser des élections dans son pays dès que la sécurité le permettra", à l’issue d’une rencontre mardi avec le président George W. Bush qui l’a pressé à agir rapidement pour mettre fin à la guerre civile en Angola.

Le président angolais a aussi renouvelé son offre de
cessez-le-feu dès que possible à l’UNITA, dont le chef historique Jonas Savimbi a été tué vendredi dernier. Mais il a souligné qu’il appartenait à cette organisation, en rébellion ouverte avec le pouvoir à Luanda depuis plus d’un quart de siècle de faire le
premier pas, en cessant le combat.

M. Dos Santos ainsi que les présidents du Mozambique Joachim Chissano et du Botswana Festus Mogae ont été reçus à la Maison Blanche par G.W.Bush. Il y a été question de "mettre fin à la guerre civile en Angola", suite au décès de Jonas Savimbi, lors d’une embuscade de l’armée angolaise. D’après des sources portugaises proches de l’Unita cette action a été possible grâce à l’aide de l’armée portugaise, ce qui a été formellement démenti par le ministre de la défense portugais.

"Maintenant que l’Unita est devenue très faible elle sera inclue dans le processus politique et il y aura des élections dès que nous serons parvenus à faire régner la sécurité" a précisé le président dos Santos.

La mort de Jonas Savimbi, chef historique de l’UNITA crée des conditions historiques d’un retour à la paix dans ce pays ravagé par la guerre civile depuis 27 ans. Le nombre de tués dépasse les 600.000 personnes depuis 1975 et plus de 2.500.000 déplacés se retrouvent dans les camps de réfugiés voisins.