INFO-MOÇAMBIQUE
Accueil du site > EDITO > Pour une solidarité culturelle et sociale

Pour une solidarité culturelle et sociale

Quatre ans d’existence ... un premier bilan, des perspectives stimulantes

vendredi 5 mars 2004, par Patrice Dx


Lorsque nous décidions, en début 2000, de fonder les Amigos de Moçambique, nous savions que immenses étaient les défis que nous devions relever. Le Mozambique occupait la une des médias, mais c’était pour relever la détresse d’un pays à peine relevé de la guerre et en proie aux catastrophes naturelles. D’emblée nous décidions de dépasser le misérabilisme et d’opter pour l’espoir et le dynamisme. La culture allait être notre terrain d’action.

Rapidement, nous tirâmes parti de nos relations, de nos voyages, de nos rencontres pour tisser des liens et inviter quelques artistes mozambicains à se manifester à Bruxelles : Kheto Lualuali réalisa, à la librairie Orfeu, une première exposition réussie. Plus tard, nous mettions en contact le groupe musical PETO, dont Machume Zanco, joueur de Timbile, en contact avec l’Horloge du Sud et plusieurs soirées mémorables en résultèrent. Justino Zimba, danseur de la Compagnie nationale mozambicaine de Danse, est en stage d’étude en Belgique. Il organisa plusieurs démonstrations de danse, gumboots et marrabenta, notamment au Musée Royal d’Afrique centrale.

L’année 2003 fut marquée par l’organisation de l’exposition « Mozambique Art Actuel », au Centre Galego de Bruselas. Cette exposition permit de faire connaître de nombreux artistes contemporains du Mozambique et fut l’occasion de développer des contacts fructueux avec la ville de Bruxelles qui nous appuya.

Cependant, notre solidarité ne se cantonne pas au seul champ artistique. Nous maintenons et développons les contacts avec l’AMDU et l’école gardienne de Magoanine. Nous avons organisé cette année l’envoi de livres et de matériel pédagogique. Nos contacts avec Oxfam sont étroits et nous nous tenons au courant de l’évolution des forums sociaux européens et mondiaux. Autre volet de notre action : l’information et l’échange de connaissances.

C’est dans cette perspective que nous avons organisé un séminaire d’étude, à l’université libre de Bruxelles, sur les relations entre l’Union européenne et les Pays africains de langue officielle portugaise. Ce séminaire, qui a eu lieu en début mars 2004, fut un succès puisque près de 80 participants écoutèrent, deux soirées consécutives, un pannel de dix orateurs, experts économiques et personnalités politiques. Tant les aspects économiques de la coopération nord/sud, dans le cadre des accords de Lomé et de la convention de Cotounou, que la dimension socio-politique de la mondialisation, dans la perspective du développement durable, furent l’objet des réflexions et des discussions.

Ces événements ne doivent pas faire oublier nos activités courantes : les « tables de conversation » lusophones à Ixelles et à Heverlee sont l’occasion de nouer des liens durables, de consolider notre amitié (et notre pratique de la langue portugaise) et constituent, pour ainsi dire, notre espace de convivialité bi-mensuelle. L’internet, dont le site web www.amigos-de-mocambique.org, est notre principal outil de communication et dinformation, auquel nous ajouterons d’ici peu la dimension d’un forum de dialogue.

perspectives et projets

Déjà nous pouvons esquisser les perspectives stimulantes qui nous attendent durant les prochains mois.

L’Assemblée Générale qui aura lieu le 4 avril sera l’occasion de faire le point et de renouveler le conseil d’administration de 7 membres. Sont ouverts au suffrage des membres les postes de président de l’association, de trésorier et de secrétaire et de 4 conseillers. L’assemblée générale déterminera les grandes lignes de notre action future, mais devra aussi programmer le travail plus austère de la révision de nos statuts, afin de les conformer à la nouvelle législation sur les asbl.

En ce qui concerne nos activités, nous pouvons évoquer quelques projets ou quelques idées, sans préjuger de leur concrétisation en 2004 : une journée (ou deux soirées) sur le cinéma mozambicain ; la réalisation d’un documentaire vidéo sur un artiste mozambicain ; l’organisation d’une exposition de photographes mozambicains ; les préparatifs d’un travail d’information historique (séminaire, exposition, publication) sur les premières années d’indépendance du Mozambique (1975-1986) et sur Samora Machel ... autant d’idées, autant de projets, autant de défis que nous relevons avec enthousiasme.

La ligne directrice que nous suivons se résume en un mot : solidarité, cette tendresse des peuples. Une solidarité lucide qui se noue dans les échanges culturels comme elle peut se nouer dans les relations économiques équitables ou dans un combat social commun pour un monde renouvelé et pacifié.


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette