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Irak : Le président Chissano contre la guerre.

mardi 25 février 2003

Le président Chissano a déclaré ce 19 février être en faveur d’une résolution de la crise irakienne par le dialogue.
Il déclare que "les horreurs des 16 années de guerre au Mozambique...a appris aux Mozambicains la valeur de la paix et de l’harmonie".

S’adressant aux reporters à l’aéroport de Maputo avant son départ pour Paris, en vue du sommet franco-africain, Chissano a dit que "le gouvernement mozambicain favorise le dialogue pour résoudre les conflits, et le conflit sur la supposée détention par l’Irak d’armes de destruction massive ne fait pas exception."
Il fit remarquer que l’Afrique est en passe de subir un contrecoup économique sévère suite à une guerre contre l’Irak : "Avec la guerre, l’augmentation du prix du pétrole, les pays aussi pauvres que nous souffriront encore plus". Une solution pacifique est donc nécessaire, conclut-il, pour le monde ne plonge pas dans un tumulte plus grand.

Le Mozambique aura donc adopté une attitude proche de la France. Par ailleurs, le Mouvement des pays Non Alignés (MNA), dont fait partie le Mozambique, s’est lui aussi montré très critique envers la politique anglo-américaine, tout en exigeant de l’Irak qu’il procède aux désarmements requis par l’ONU et coopère sans réserve avec les inspecteurs.

Pour le Mouvement des pays Non Alignés, le Conseil de Sécurité doit rester maitre du jeu, l’ONU étant la seule autorité légitime pour l’adoption de mesures contraignantes dans le but de préserver la paix ou de pallier à des menaces de conflit. Ainsi les délégations du MNA aux NU se rangent du côté des partisans de la poursuite des inspections en arguant des conséquences d’une guerre sur la crédibilité du conseil de sécurité, les économies des pays en voie de développement, le processus de paix au Moyen-Orient et la lutte contre le terrorisme. Pour ces délégations, le Conseil de Sécurité n’a pas pleinement exploité les mécanismes d’inspections prévues dans la résolution 1441 et, accompagnant la France dans cette requête, ils appellent à un régime d’inspection plus contraignant pour l’Irak.

Source, AIM et communiqué de presse du Conseil de Sécurité